Le Père Alain

Un prêtre des Missions Etrangères de Paris (MEP) aux talents incertains (selon ses dires) originaire de Paris. Alors « quand on ne sait rien faire », il faut mobiliser ceux qui savent. Voici bientôt 20 ans qu’il s’y emploie dans le secteur de Maetowo.

Les catéchistes

Piliers essentiels de la mission, ils relaient la prédication et enseignent les communautés même les plus reculées. Un rôle d’importance pour que vivent les communautés catholiques karens, puisque le Pado n’a pas (encore) le don d’ubiquité et ne peut visiter certains villages qu’une fois par mois, parfois moins…

Héré

Héré

La tempête de collines qui sépare les villages dont il a la charge n’effraie ni lui ni sa moto. Les torrents croisés roulent les pierres. Il les connaît tous. Catéchiste depuis 19 ans, il a acquis la douceur et la patience d’une aïeule qui veille silencieusement sur un enfant. Cet homme est un sage, un homme sans ennemi.

 

 

 

 

 

Nowapa

Nowapa

Toujours trop investi pour ne réfléchir à rien, Nowapa fonce. Sur tous les champs et dans tous les domaines, il agit. Du négoce à la liturgie, son spectre est aussi large que son front est dégarni. Catéchiste bulldozer, il n’épargne ni son talent ni son énergie pour transformer en succès les projets les plus fragiles. Rien ne l’effraie… ah si : la minceur de son portemonnaie en fin de mois car ce coup-ci, c’est à sa femme qu’il faudra expliquer…

 

 

Sorry

Sorry

Il voudrait bien se déguiser en sot pour éviter les premières lignes, mais personne n’est dupe. Dimensionné comme une bible avec notes sur un rayon de livres de poche, il apporte profondeur et sagesse. Il fait un catéchiste apprécié. Docile au temps, on le croit placide, bonhomme. Rien du tout : il a juste la force des hommes droits.

 

 

 

 

Bernard

Bernard

Son sourire athlétique s’accommode de tout, de tous. Normal il vendait des bagnoles et des tonnes d’accessoires hautement inutiles et colorés qui venaient de chine. Il abandonnait d’abord la quincaillerie pas pour peu, puis l’acheteur a un triste sort. Maintenant Il a choisi de travailler pour Jesus : une marque plus sûre qui ne connaît pas les enjoliveurs. La division de son salaire est proportionnel à la joie retrouvée. Il est devenu catéchiste. On compte sur sa verve et son amitié pour nourrir la foi encore jeune des villages dont il a la charge.

Les sœurs

Deux ans, c’est la durée pour laquelle sont généralement envoyées les sœurs dans la mission. Elles appartiennent à la communauté de Maepon, une congrégation exclusivement karen pour les Karens, qui ne possède ni œuvre, ni couvent. Chez nous, elles se mettent au service deux par deux dans les pensionnats de Maetowo et de Maepo. Outre la joyeuse tâche de faire grandir les enfants et les jeunes, en particulier spirituellement, on les retrouve souvent dans les villages où elles sont toujours attendues avec impatience.

Internat de Maepo

Modo Daw

Elle est capable de colère mais uniquement contre ceux qui n’accordent aucune miette aux pauvres couchés devant chez eux. Le voile dissimule à peine le caractère qui tient ferme les rennes du centre de Maetowo. En douceur, tout le monde file. Les cochons, les élèves et les autres. Elle a prononcé ses voeux dans la congrégation des Sœurs catéchistes Karens il y a 16 ans. Elle connaît chacun des villages et si d’aventure le Père les visite sans sa compagnie.

Internat de Maepo

Modo Po

Mal prononcé, son nom veut dire plage ! Elle n’a pourtant rien d’une beach sister. Ni la tenue, heureusement, ni la désinvolture. Mais sa décontraction souriante cache une somme de travail insoupçonnée et une présence rassurante auprès des petits du foyer de Maepo qu’elle entoure comme une mère. Ennemie du stress, les villageois ont reconnu sa sagesse et ne boudent pas ses conseils. Nous non plus !

Internat de Maetowo

Modo è

Si vous prononcez mal son nom, ça veut dire « modo épicée ». Et elle porte bien son nom ! Nouvelle arrivée au centre de Maetowo, tout le monde ignorait que sous de petits airs frêles et discrets se dissimulait une religieuse pleine d’énergie et prête à affronter la tempête. Au camp cathé de Maesapao en crash-test, le verdict est tombé : les jeunes de Maetowo n’ont qu’à bien se tenir, cette année, ça va dépoter !

Internat de Maetowo

Modo Tcheu

Originaire de Poblaki, elle était à Maetowo au temps du Père Quintard et la voilà 20 ans plus tard Modo dans les murs de sa jeunesse !
Tant d’années absence sont autant d’expériences acquises ; avec ces deux nouvelles modos, ça va filer droit !
Un petit détail choc ? Modo Cheu ne se fait toujours pas au climat relativement chaud de Maetowo comparé aux sommets de son village, ce qui ne l’empêche pas d’avoir toujours un sacré coup de fourchette ! La chaleur, ça creuse !

Les éducateurs

Ils sont professeurs, éducateurs ou auxiliaires dans les centres pour enfants de la mission. Leur tâche est d’importance car l’avenir des villages, incarné dans ses jeunes, en dépend.

Miss Poot

Aux enfants Karens, elle a dédié son âme et sa vie. Cette aventurière du savoir prend ses fumées et ses héros dans la méthode Montessori. Elle enjambe les montagnes pour rejoindre nos écoles et former les professeurs Karens à une pédagogie innovante. Elle ne manquerait pour rien ces rendez-vous. Elle a raison car elle est attendue.

 

Internat de Maetowo

Youkipa

A lui seul il incarne le duo Asterix et Obélix dans cette petite communauté Karen qu’est le centre de Maetowo.
Sa démarche lente, son sourire et son goût pour la cuisine, il les tient du plus fort, quant à sa sagesse, ses responsabilités et son ardeur au travail toujours bien fait, elles lui viennent du plus menu. Il est aimé de tous !
Mais pour réussir dans ses aventures, pas besoin de potion magique : la prière communautaire et les conseils de Padoalanix lui suffisent pour continuer à faire grandir tous les enfants du centre.

Internat de Maetowo

Tono

Internat de Maepo

Tepomo

D’un regard, elle redresse. D’une parole, elle corrige. Tepomo n’a pas l’humeur des actions guimauves. Avec elle, on risque tout sauf l’enlisement. Normal, son énergie est inversement proportionnée à sa taille ! Son sourire et son humour ont raison des résistances. Tous la suivent en supporter fervent : les élèves du foyer de Maepo, les paroissiens, les villageois … et son mari aussi !

Internat de Maepo

Pritscheu

 

 

Internat de Maepo

Mona

 

Ecole maternelle de Maesapao

Taunomo

Elle a gloussé comme 10 dindons réunis quand le village la poussée à devenir l’institutrice de leurs petits ! Et pour cause, elle-même n’a pas beaucoup connu l’école ! Sans diplôme et sans expérience, elle fait pourtant une maîtresse formidable. Ses paroles fermes et douces arrachent aux mauvais rêves les enfants agités. C’est le ton de la maman qui rassure et conduit.

Une panoplie de 4 garçons à peine corrigée par la voix d’une fille habitent sa maison. Elle rêvait d’une autre fille : neuvaines, concoction d’herbes et d’écorces rendaient l’affaire entendue. Et Stéphane est né… le seul qu’elle craint d’avoir bientôt comme élève !

Ecole maternelle de Maesapao

Namkimo

L’indolence, le découragement : elle connaît pas !  Sa vie est un élan qui porte et emporte. Une séance d’aérobic à animer à l’heure du laitier : elle fonce. Une danse impromptue à monter en fin de soirée ? Elle entraîne. Cette maîtresse infatigable n’a rien d’une ascète : elle a le goût du bonheur. Et elle le partage.

Ecole maternelle de Maesapao

Taunopa

Tonopa n’est pas disciple d’Epicure. Comme au matin de la création, Tonopa coule la joie de vivre et ne redoute que de rester immobile. S’il était payé au service rendu, il serait richissime !

Il entretient les parties communes du village de Maesapao. Comme d’autres lisent de gros bouquins ou martèlent un clavier, il s’acharne à dompter des friches pour embellir et dresser le décor.

Ses coups de pioche seront un leg comme autrefois ceux des défricheurs de terres vierges.

Ecole de Maeloui

Soukumo

Le village n’a pas d’école. Après tout on s’en est fort bien passé jusqu’à aujourd’hui, alors … Certes, il y a bien un bâtiment avec sa pancarte et son drapeau mais de mémoire de villageois, on n’a jamais vu personne monter les couleurs dans cette école fantôme et encore moins les descendre ! Soukumo s’accommodait mal d’un avenir amputé pour les enfants du village de Maeloui. Elle prit son courage à deux mains et adressa le besoin à l’évêque. Il financera l’école dont Soukumo deviendra la première institutrice … avec une leçon d’avance sur ses élèves !

Ecole de Maeloui

Djepamo

Dans sa vie, priorité aux batailles, aux conquêtes, aux sièges ! Les problèmes tentent de la distancer, de la disqualifier. Rien n’y fait, elle court plus vite. Désormais elle devance l’ignorance ! Rien de moins : elle relève le défi de faire la classe aux petits et de créer une école maternelle dans son village ! Une nouveauté insolite puisqu’elle même n’a jamais été scolarisée. Elle a une leçon d’avance sur ses petits élèves voilà tout. D’autres auraient calés : pas elle !

Ecole de Maeweklo

Maîtresses de Maeweklo

Ben, Kru Som, Manirat, Tchokdimo,…

Ecole de Maeweta

Maîtresse de Maeweta

L’équipe du projet santé

Un médecin mobile et son équipe locale permettent d’assurer un pont entre les Karens et le système de santé thaïlandais. Des médecins bénévoles français viennent aussi donner un peu de leur temps tous les ans pour faire de la prévention dans les villages !

Les volontaires MEP et les volontaires aînés

Ils donnent ce qu’ils ont de plus précieux : leur énergie et la joie de servir. Au service de la mission et de ses projets de développements, ils endossent des casquettes multiples : professeur de langue, comptable, gestionnaire de projets, réparateur, animateur… Si les volontaires des Missions Etrangères de Paris donnent 3 mois, 6 mois, un an de leur vie, le Pado a su aussi s’entourer de volontaires « permanents » qui reviennent fidèlement tous les ans pendant plusieurs mois !

Francis et Nicole

Francis et Nicole

Ils sont nos méharistes sans dromadaires et sans carabines. Leurs nombreux voyages, la vie qui a roulé leur font voir plus loin que nous. Depuis 10 ans maintenant et au moins 6 mois par an, ces as du tournevis ont des solutions à tous nos problèmes et tourments, des mots pour baume et le sourire du soutien. Sans eux, tout irait moins bien. Ils voudraient qu’on l’oublie. Mais on ne les écoutera pas.

Bruno

Bruno

Son amitié honore comme un titre. On l’ attend chaque année comme un zef bienfaisant sur une mer d’huile. Cultivé, il partage en racontant et les paraboles se mêlent aux souvenirs des saints. Amis des tâches ingrates, il les assume avec l’humilité qui rend vainqueur des folies du monde. A son actif dans la mission : des cadastres compliqués, des archives à classer et un nombre incalculable de coups de pinceau.

Et tous les anciens volontaires....

Antoine Bouzereau, Briac de Miollis, France Lecointre, Louis et Charlotte Mouginot, Jean Devaux, Yann et Julie, Guillaume, Pauline, Xavier, Jean-Baptiste, Lily Lafleur, Amaury Perrachon, Laetitia Thierry d’Argenlieu, Etienne, Claire Scaramus (IECD), Pierre-Yves Peurois, Alexis Balmont, Madeleine Verny (EDM), Vincent, Isaure d’Allard (IECD), Manuella (EDM), Jean-Marc Oswald (IECD), Emeric Brunet-Lecomte (IECD), Jean-Baptiste, Pierre Vauthrin, Frédéric Olivier… et bientôt vous peut-être ?