Laissons les chevaux parler

Des origines à nos jours.

Dans le nouveau centre de Maepo il y a la présence insolite d’un cheval. Probablement descendus il y a quelques siècles des hauts plateaux du Yunnan et du Tibet, on pense aujourd’hui que les Karens, il y a bien longtemps, furent dresseurs de chevaux. Mais cela n’explique pas la présence de cet unique représentant de son espèce à des centaines de kilomètre à la ronde.
A l’heure ou de nouvelles routes sont tracées toujours plus loin, précédées par des véhicules toujours plus puissants rejoignant les villages les plus isolés, on oublie vite que le moyen de locomotion d’il y a quelques décennies à peine était limité au dos d’éléphant. Mais cela n’explique toujours pas notre cheval…
Les premiers missionnaires d’il y a quelques siècles comme ceux d’aujourd’hui pouvaient se déplacer avec un seul baluchon ou bien des quantités de matériel qu’il fallait transporter, et lorsque la géographie n’était pas trop escarpée il y avait l’aide de bêtes de sommes et notamment du cheval qui a la particularité d’éloigner les sangsues.
La présence à Maepo de sangsues a rebuté l’arrivée des sœurs qui ne veulent pas cohabiter avec. Alors le Pado s’est débrouillé pour avoir un cheval, petit tips anti-sangsues hérité des premiers missionnaires.

Le cheval de Maepo

Toutes les chroniques de "La mission se raconte !"

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Publier des commentaires